Intégrer la durabilité dans les réseaux de micromobilité : de la conception à la fin de vie
22 avril 2026 — Regard sur l’industrieRegard sur l’industrie
Rendre les réseaux de vélopartage plus durables ne se résume pas à une seule initiative. En effet, cette intégration se reflète dans la conception et la fabrication des vélos, dans la gestion des pièces de rechange, ainsi que dans le fonctionnement des opérations. Voici quelques-uns des efforts de l’équipe de Lyft Urban Solutions (LUS) en matière de durabilité, de notre labo de vélos aux rues de la ville.
Une des façons les plus efficaces de réduire notre impact environnemental consiste à prolonger la durée de vie du parc de vélos en place. Et cela commence dès le stade de la conception, au cours duquel les composants sont conçus et rigoureusement testés afin de garantir qu’ils résisteront à de nombreuses années d’utilisation intensive et partagée, avant même que le vélo ne prenne la route.
Mais cette approche ne se limite pas à la conception et à l’ingénierie. Notre équipe investit dans des programmes de réparation et de revalorisation qui remettent à neuf des composants électroniques de grande valeur. Ainsi, des milliers de pièces ont déjà été revalorisées dans les marchés américains où LUS exploite des réseaux de vélos en libre-service (New York, la région de la baie de San Francisco, Washington DC, Boston et Portland).
Cela est rendu possible grâce à notre matériel modulaire : les composants individuels peuvent être remplacés sans qu’il soit nécessaire de retirer le vélo du réseau. De plus, les modèles de vélos de LUS partagent des pièces communes qui peuvent être interchangées dans l’ensemble du parc de vélos, ce qui réduit les interventions de réparation.
Les batteries des vélos électriques suivent les mêmes principes de conception modulaire écoresponsable. Ainsi, certains composants des batteries peuvent dorénavant être réparés, au lieu de devoir remplacer la batterie complète. Un nouveau programme permet d’ailleurs aux équipes de remplacer le connecteur qui relie la batterie au vélo, afin de prolonger de manière importante la vie de la batterie sans nuire à la performance de recharge.
Le but dans tout cela? Que chaque vélo parcoure plus de kilomètres et passe plus de temps dans les rues de la ville.
Lorsque les composants modulaires finissent par atteindre leur fin de vie utile, la manière dont ils sont traités s’avère capitale. Les batteries de nos vélos électriques sont soumises à un processus de recyclage certifié. LUS fait équipe avec Redwood Materials aux États-Unis pour recycler les batteries lithium-ion, qui sont transformées en broyat noir afin de récupérer les matières de valeur, comme le lithium, le cobalt et le nickel.
En plus du recyclage des batteries, d’autres composants de grande valeur sont également soustraits de l’envoi à la décharge. Par exemple, les moteurs de nos vélos électriques argentés déployés dans les marchés exploités par LUS aux États-Unis comportent des composants qui sont réutilisés ou recyclés lorsque possible.
Au Canada, nos initiatives en matière de recyclage des composants se sont mérité une reconnaissance : notre installation de Longueuil a reçu le prix Chefs de file en durabilité 2025 d’Appel à recycler Canada pour ses pratiques responsables de gestion des batteries.
Nos réseaux sont également exploités au quotidien dans une optique de durabilité.
Dans les villes où les stations sont raccordées au réseau électrique, les vélos se rechargent directement à la borne où ils sont stationnés. Cette configuration permet de réduire le nombre de véhicules qui circulent pour gérer la logistique des batteries, ce qui peut représenter plus de 25 % des coûts d’exploitation des vélos électriques dans les réseaux reposant sur un remplacement manuel. Cette façon de faire réduit également la manipulation des batteries, ce qui prolonge la durée de vie des composants.
Cet impact se traduit également dans la performance des réseaux. À Zaragoza, en Espagne, l’électrification de 40 % des stations a fait grimper à 95 % la disponibilité des vélos électriques. À Barcelone, l’électrification complète des stations du réseau Bicing a permis d’éliminer complètement les remplacements de batteries sur le terrain. LUS travaille avec les villes et les exploitants dans le but de raccorder plus de stations au réseau électrique, de manière à étendre l’infrastructure qui rend possible une telle transformation.
Dans les marchés où LUS exploite des réseaux de vélopartage, nous effectuons les réparations de vélo dans les rues grâce à des mécaniciens spécialisés sur le terrain. Cette approche réduit la nécessité de récupérer les véhicules et améliore la disponibilité de la flotte pour nos utilisateurs.

L’amélioration de la conception et du fonctionnement de nos réseaux contribue au bout du compte à un objectif plus large : faire en sorte que plus de gens optent pour le vélopartage plutôt que la voiture. Lorsque des vélos sont disponibles à l’endroit et au moment où les usagers en ont besoin, ils deviennent une option fiable de mobilité au quotidien.
La distribution du parc de vélos est continuellement optimisée de manière à répondre à la demande, ce qui permet de concentrer les vélos dans les zones les plus fréquentées. Cette répartition améliore la disponibilité des vélos et favorise une utilisation plus fréquente.
Les vélos électriques amplifient cet effet, en élargissant le public visé par les services de vélopartage et leur rayon d’utilisation, avec une hausse de 47 % du nombre d’usagers de vélos électriques d’une année à l’autre dans l’ensemble des réseaux gérés par Lyft Urban Solutions à l’échelle mondiale. À mesure que l’utilisation croît, l’impact devient mesurable : dans les marchés exploités par LUS aux États-Unis, les usagers déclarent posséder un million de véhicules de moins grâce à un accès à une option de micromobilité partagée.
Le vélopartage est déjà l’un des moyens de transport les plus durables pour se déplacer en ville. Le travail mené par l’ensemble des équipes, des partenaires et des villes vise à aller plus loin encore : boucler le cycle des matériaux, rationaliser les opérations et faire du vélopartage le choix évident pour plus d’usagers dans un plus grand nombre d’endroits.